Chez Ricard

Le droit de vivre libre ne se mendie pas, il se prend.

SliM.

Non, je ne vais pas vous parler de mode aujourd'hui en vous parlant de SliM, ces jeans très prisés par les fans de Tecktonik. Bien que j'en ai porté au milieu des années 80 où le Hard Rock était encore à la mode, ce n'est pas le sujet de ce post. Que nenni.
SLiM (Simple Login Manager) est un gestionnaire de login pour X très léger. A l'instar de GDM, KDM et autres, il rempli parfaitement son office. Celui de lancer une session graphique sous GNU/Linux, ni plus, ni moins. Comme je n'utilise pas Gnome, ni KDE, mais uniquement Fluxbox, SliM me convient très bien. Je me suis jusqu'à présent loggué en console, puis un startx lancait ma session graphique. Seulement, ce n'est pas trop "attrayant", surtout que je ne suis pas le seul à utiliser le PC dans la famille.
Sous Archlinux, pour l'installer (en root), un petit coup de Pacman:

# pacman -S slim

Puisqu'on est en root, on va le configurer tout de suite.

# nano /etc/inittab

Puis décommentez cette ligne, ou ajoutez-la si elle n'existe pas. (Chez moi, elle était présente de base)

x:5:respawn:/usr/bin/slim >& /dev/null

Enregistrez (CTRL O) et fermez nano (CTRL X). Vous pouvez utiliser Vim si vous préférez, c'est un exemple ;)
Mon fichier .xinitrc étant déjà configuré, je n'y ai pas touché, mais au cas où, il faut ajouter dedans:

exec startfluxbox

Voilà pour l'installation et la configuration de base. A ce stade, SliM est opérationnel. Mais on peut aller plus loin en changeant le thème facilement.
Rendez vous à cette adresse pour trouver un thème qui vous plaise, ou encore ici pour en créer un.
Une fois le thème téléchargé, décompressez-le et placez-le dans le répertoire: /usr/share/slim/theme (en root).

On ouvre à nouveau nano pour la configuration:

# nano /etc/slim.conf

A la ligne: Current_theme, remplacer "default" par le nom de votre thème (le nom du répertoire) que vous avez précédement déplacé. Tant qu'on y est, vérifiez qu'à la ligne "session", c'est bien votre WM (fluxbox dans mon cas) qui est mentionné. Enregistrez et fermez. C'est fini.
Pour les plus curieux d'entre vous, il suffit de fouiner dans le fichier slim.theme (dans le répertoire du thème) afin de pouvoir franciser le bidule. Vous pouvez ainsi y placer un message d'acceuil personnalisé, changer la police, la taille etc...

Voilà ce que ça donne chez moi:
slim
Il y a d'autres options disponibles avec SliM, par exemple, le fait de pouvoir prendre un screenshot en appuyant sur F11 (vous trouverez l'image dans /root) C'est ainsi que j'ai fait ce magnifique shot ;)
Si vous avez changé d'avis au moment du login, et que vous voulez retrouver une vie sociale, tapez "halt" à la place de votre nom, "reboot" pour rebooter, ou "exit" pour aller directement dans une console. Tapez ensuite votre mot de passe root. Bref, toutes les options ici.
Voilà, c'est à peu près tout ce que j'ai à vous dire sur SliM. Si vous voulez essayer autre chose que GDM... Essayez-le, c'est assez intéressant de voir comment cela fonctionne, ou au pire, gardez cet article sous le coude pour occuper vos longues soirées d'hiver ;)

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Passage de Fedora à Archlinux

Cela faisait un bon moment que je louchais sauvagement sur Arch. Après plus de deux ans sur Fedora (et quelques infidélités sous Ubuntu et Mandriva), j'avais envie de voir autre chose. J'avais essayé Gentoo pendant quelques temps, mais avec mes 256Mo de ram sur mon Athlon, je n'osais même pas installer quoi que se soit, encore moins faire des mises à jour.

Qu'il n'y ait pas méprise, Fedora est une excellente distribution, l'une des meilleures selon moi, mais après en avoir fait le tour, depuis la version 4, jusqu'à la version 9 RC, je me suis rendu compte qu'elle ne me convenait plus pour ce que je voulais faire sous GNU/Linux. J'ai beaucoup appris pendant ces deux ans, mais pas assez. Fedora est trop "rigide" selon moi, très loin d'une Slackware, ou d'une Gentoo. Cependant, elle est d'une stabilité et d'une robustesse à toute épreuve, sans doute dû à une rigueur dans son développement et dans ses paquetages. Et pourtant, j'en ai fait des boulettes au début, et même des grosses. Impossible de la mettre en défaut. C'est une distribution que je recommande à tout le monde, surtout pour les programmeurs, admins etc... Elle est très bien dotée en paquets à ce niveau là et surtout très bien maintenue. Pour un réel débutant, je conseillerais quand même Ubuntu, plus simple d'emploi, sans prise de tête. Sa philosophie me convient également. Du libre, encore du libre, toujours du libre. Mais bon, assez parlé du passé, tournons nous vers l'avenir.

Archlinux

Archlinux. Pourquoi cette distribution ? Tout simplement car je voulais une distribution plus... simple. Paradoxalement, au bout de 3 jours je dois reconnaître qu'Arch est plus "simple" que Fedora. Alors mettons un gros bémol (un très très gros même) à cette phrase. Archlinux est plus simple, si vous savez ce que vous faites. Les débutants extrêmes, passez votre chemin, y a rien à voir. Tout se fait à la main, depuis l'installation jusqu'à la configuration. Une fois posée, vous vous retrouvez devant une console, et c'est tout. Tout doit être installé par la suite, Xorg y compris. Idem pour Alsa, les drivers vidéo (évidement) etc... Autant dire, que sans un minimum de connaissances, ça peut rebuter même les débutants les plus audacieux. A moins d'avoir une deuxième machine connectée et toute la doc sous le coude pour avoir un peu d'aide, c'est mission impossible. J'ai installé la version 2008.04 RC, sans trop d'appréhensions. L'installation m'a pris environ 2 heures pour avoir un système minimal sous X, connecté et Firefox (swiftweasel) installé.

J'avais testé Arch sous Fedora via VirtualBox, ce qui m'a permis de conserver certains fichiers de configuration, histoire de dégrossir un peu le terrain. Le seul problème rencontré, c'est que HAL n'est pas installé de base. Il m'aura fallu un bon quart d'heure pour comprendre pourquoi ma clé USB n'était pas détectée. Ce petit problème réglé, j'ai pu installer tous les paquets dont j'avais besoin, à savoir: Un paquet pour une application à l'instar de la philosophie de Zenwalk, ni plus, ni moins. Afin d'avoir le système le plus léger possible, j'ai opté pour:

  • Claws-mail pour les courriels.
  • Abiword et gnumeric pour le traitement de texte, couplés avec xpdf et ps2pdf pour l'impression.
  • Un éditeur de texte simple et léger: SciTe, qui vient compléter nano et vim, qui tourne sous ZSH et Screen via xterm (Que du bonheur).
  • Exaile pour la musique, ainsi que VLC pour la vidéo.
  • Imagemagick pour le traitement des images, ainsi que GQview pour visualiser tous les formats images.
  • Comme WM, Fluxbox, et uniquement Fluxbox.

Ni Gnome, ni KDE, ni XFCE. Du simple, du léger, du minimal. Ainsi, pour démarrer sous X, il faut mettre le nez dans les fichiers de conf afin de pouvoir se passer de xdm, gdm et consors. Un petit Tilda, Conky pour agrémenter le tout, et hop, c'est fini. Il m'aura fallu environ 10 heures pour avoir une station pleinement opérationnelle et configurée aux petits oignons.

J'ai aussi installé iDesk, pour avoir quelques icônes sur le bureau. Le paquet disponible sur les dépôts ne voulait pas s'installer chez moi. Ben c'est pas grave, y a qu'a faire un PKGBUILD. Et hop, environ 1 heure pour comprendre comment ça fonctionne, et j'ai un paquet tout neuf qui s'installe via pacman. Elle est pas belle la vie ?

Fluxbox sur Arch

Faire un paquet sous Arch est assez simple. J'avais déjà packagé sous Fedora, mais c'est sans aucun rapport. De même que de se créer un dépôt local. Bref, très simple, c'est un peu comme ça que je pourrais qualifier Archlinux. Simple. Comme vous l'aurez surement deviné, je suis pour l'instant très impressionné par cette distribution qui me donne entière satisfaction. Au bout de trois jours, je ne peux pas encore en tirer un bilan, mais ça commence plutôt bien. Archlinux, c'est ce genre de distributions qui ne laissent pas indifférent. Soit on adore, soit on déteste.

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